Ramallah: la capitale branchée de l’autorité palestinienne

Située à 15 kilomètres au sud de Jérusalem, Ramallah est une ville de Cisjordanie devenue la capitale de l’autorité palestinienne. Fondée au 15ème siècle par une famille chrétienne de forgerons, son nom signifie  les hauteurs de dieu en arabe. Pourtant aujourd’hui, elle est plus réputée pour sa vie nocturne que pour sa spiritualité, s’animant dès le coucher du soleil avec ses bars branchés.

Véritable hub culturel, intellectuel et gouvernemental de la Palestine, elle est aussi le siège nombreuses ONG internationales, et accueille une population mixée d’expatriés et d’arabes,  s’articulant autour d’événements culturels.

Voici ma petite liste des choses à voir si vous vous y rendez:

Pour prendre un café…

Beit Ardi: Ce petit café arabe traditionnel est très agréable pour se relaxer seul ou avec des amis. Il possède un salon avec des livres à consulter sur place, mais aussi un joli jardin qui permet de boire un thé, à l’ombre des arbres. C’est l’endroit idéal pour passer l’après-midi à travailler car il possède le wifi et une carte variée de limonades, thés et  chichas.

Beit Ardi
Café Beit Ardi

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Star and Bucks: Imitation du géant américain du café à la sauce palestinienne, ce café situé au carrefour du célèbre Manara square, une place en étoile surplombée de quatre lions sculptés) sert des boissons glacées, des chichas et mais aussi des classiques arabes comme du Tabouleh ou encore du hummus.

Garage: Une place où « everything can be fixed » alias tout peut être réparé. Ce café arty est le rendez-vous de la jeunesse hipster de Ramallah. Calme, il est idéal pour travailler en journée, et devient un peu plus peuplé le soir. Son menu comprend une bonne sélection de salades fraîches, comme celle aux légumes grillés et Tahini (pâte faite de graines de sésame), mais aussi du vin,

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Garage
Garage café

Pour déjeuner…

Vintage café: Situé dans le centre ville proche de la municipalité de Ramallah, ce restaurant/café propose des grandes tables pour travailler, mais aussi des canapés. C’est un lieu prisé des habitants de Ramallah pour donner des rendez-vous pro, travailler tranquillement, ou juste déjeuner. Sa décoration vintage rappelle un peu le pop art. Il est possible de manger une variété de sandwichs, salade, burgers et smoothie ou café.

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Pour boire un verre…

Snowbar: Situé dans un jardin sur les hauteurs de Ramallah, ce bar/restaurant est une institution de Ramallah. La journée, sa piscine  permet de se rafraîchir pour supporter les longs après-midi d’été. Le soir, son atmosphère se transforme avec ses longues tables accueillant toute la jeunesse de Ramallah autour d’une musique internationale et d’un menu varié comprenant un large choix de salades, pizza ou encore burgers. Personnellement, je recommande la salade au Halloum.

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Radio: Le radio est le lieu idéal pour une soirée tardive. Avec son atmosphère grunge, Il sert des bières pas chères et promet une ambiance relax avec ses canapés dans le jardin.

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Pour se cultiver…

Dar Zahran heritage Building: Propriété de Zahran Jaghab, cette ancienne maison familiale qui a plus de 250 ans a été reconvertie en musée et espace d’exposition. Elle aujourd’hui reste l’un des rares patrimoines historiques de la ville de Ramallah. Zahran y accueille les visiteurs comme ses invités, autour de thé et du café, tout en racontant les transformations urbaines de la ville qui a connu un boom économique et démographique depuis les accords d’Oslo.

Dar Zahran
Dar Zahran heritage building

Dar Zahran gallery

Lambada: Unique vidéo club de la ville, il offre une belle sélection de films indépendants parmi les nombreux blockbusters arabes et internationaux. Son manager, Mohammed, s’y connaît très bien et vous donnera des bons conseils sur les classiques du cinéma palestinien comme “le temps qu’il reste” d’Elia Suleiman ou encore “Wedding in Galilée”de Michel Khleifi.

Le musée et mémorial de Yasser Arafat: Ce musée iconique de la ville surplombe la tombe “temporaire” de Yasser Arafat (de dernier devrait être enterré près de la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem Est). Il permet d’en savoir plus sur la vie du leader palestinien et sur l’histoire de la résistance palestinienne. C’est un lieu chargé d’émotions pour les palestiniens car il renferme les effets personnels du raïs, ainsi que la chambre et le bureau dans lequel il a passé les trois dernières années de sa vie dans son QG présidentiel, alors sous siège des forces israéliennes.

Yaser Arafat
Musée Yasser Arafat

 

 

 

Israel/Palestine: terre sainte, hummus et confusion

Voici venu le temps (non pas des cathédrales) mais de raconter mon périple en terre sainte… pas moins d’un an après qu’il s’achève. Mais mieux vaut tard que jamais! Je ne suis visiblement pas très douée pour relater mes voyages pendant que je les vis, je dois bien avoir deux ans de retard de voyages encore non racontés entre l’Inde, le Népal et l’Egypte. Malgré tout, je finis toujours par en laisser quelques traces, tôt ou tard. Et ça commence maintenant.

Si je devais résumer ce séjour en deux mots, ce serait: éclectique et fatiguant. Bouger de ville en ville en dormant chez des inconnus pendant un mois (j’avais bien évidemment choisi du couchsurfing) peut parfois s’avérer éreintant. J’ai donc quitté ce sol si controversé avec plus de questions que de réponses, mais je conserve imprimées sur ma rétine les images d’un petit pays autant vénéré que disputé,  dont le conflit bientôt centenaire reste au coeur des discussion. Un territoire aux paysages variés qui m’a conduite des plages de Tel Aviv, aux portes  de la vieille ville de Jérusalem, en passant par les bars de Ramallah, le désert de Judée, les rives de la mer morte, les terrasses de jardins de Haifa, jusqu’aux canyons du désert du Néguev. Autant de paysages, d’histoire, et de récits qui ont traversé les civilisations.

Politique

Que l’on voyage en Israel ou en Cisjordanie, il y a toujours des gens discuter avec vous du conflit, vous donner leur opinion, et surtout vous demander la vôtre. J’ai passé une journée à Jéricho avec un ancien leader du Fatah qui m’a demandé, de but en blanc, quelle solution je prônais pour la paix entre les deux états. Comme si moi, petite française de 30 ans, j’allais apporter une réponse immédiate et tranchée à  un conflit irrésolu depuis plus de 70 ans. Alors qu’il me conduisait vers certains sites saints du désert de Judée comme le Mont de la tentation ou Nabi Moussa,  il nous arrivait souvent de longer d’interminables forêts de de palmiers, qu’il m’expliqua cachait bien souvent des colonies israéliennes (considérées illégales par l’ONU). J’apprenais plus tard que ces colonies servaient de zones « tampon » à l’état d’Israel pour protéger ses citoyens en cas de révolte en Cisjordanie, une manière de s’assurer une sécurité même dans les zones en dehors de son contrôle. Il s’évertuait à me montrer comment la construction de tuyaux pour acheminer l’eau potable à ces colonies, privaient les palestiniens et les bédouins de l’eau de source. Du côté israélien, on m’a beaucoup parlé  de la seconde Intifada, des attentats suicides quotidiens dans les années 90, de la peur et des désillusions face aux multiples espoirs de paix. Une population dont les ancêtres ont fui l’holocauste et qui, pour certains, ont du se battre pour venir vivre sur cette terre où ils n’étaient pas les bienvenus non plus. Certains étant membres de partis paramilitaires sionistes  radicaux comme la Haganah, bien avant la création de l’Etat d’Israel en Palestine mandataire.

Tel Aviv- Yaffa

A première vue, Tel Aviv ne m’a pas vraiment subjuguée. Une grande ville moderne, avec un littoral jonché de grands projets immobiliers sur toute sa longueur. Mais avec le temps, j’ai su apprécier la diversité de la ville et de ses quartier. Sa longue promenade, la Tayelet, qui mène du nord au sud de la ville, jusqu’à Jaffa. Florentine, le quartier hippie avec ses graffitis dispersés  sur les rideaux électriques des magasins, le marché des épices Levinsky, mais aussi Neve Tzedek qui fut le premier quartier juif de la ville avec ses jolies boutiques de créateur et la maison de l’ ancien bijoutier et grand propriétaire terrien Aharon Chelouche, qui fut aussi le premier à acheter le terrains sur ce qu’est aujourdh’ui Tel Aviv. On y trouve aussi le centre de danse contemporaine Dellal, qui  les célèbres compagnies Batsheva et Inbal. Et enfin le marché Shouk Hacarmel pour manger du shakshuka au déjeuner et boire des shooters au déjeuner, entre deux breloques. Mais ce qui reste mon quartier favori de la ville reste sans nul doute Jaffa, qu’on appelle aussi Yafo en hébreux, qui est la partie sud de de Tel Aviv. Important port au moyen-âge, elle fut jusqu’à l’empire Ottoman, une des échelles du Levant au même titre que Akko et Césaréa. Ville arabe avant l’exode de 1948, elle a ensuite fusionné avec la ville juive de  Tel Aviv. Aujourd’hui encore, elle a ce charme désuet typique des villes arabes, avec ses chats errants, son horloge au datant de l’époque Ottomane, ses bars et son marché au puce. C’est aussi le meilleur endroit pour manger du  hoummous, des glaces (chez André), du malabi ou encore avoir un panorama sur Tel Aviv. On y trouve aussi des bars sympa comme le Anna Loulou’s pour sortir le soir.

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Promenade de Tel Aviv
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Centre de danse Suzanne Dellal

Jérusalem

Cette ville sainte vénérée à la fois par les chrétiens, juifs et musulmans, est un concentré de spiritualité, d’histoire et de culture. En effet, elle ne contient pas moins que  le troisième lieu saint de l’Islam; le dôme du rocher, la mosquée Al Aqsa, l’église de Saint Sépulcre où Jésus serait mort sur sa croix,  le mont du temple et le célèbre mur des lamentations. La nuit, l’atmosphère de la ville est particulièrement magique avec ses éclairages illuminant la pierre blanche dans laquelle est construite Jerusalem.

En réaction à l’aspect  « sacré  » de la ville, la population y est globalement plus orthodoxe qu’à Tel Aviv, ce qui donne parfois l’impression de se retrouver dans l’Europe de l’est au 18ème siècle. On entend même des gens parler le yiddish, une langue mélange d’hébreu et de langue slave qui était autrefois parlé par les communautés juives d’Europe centrale et orientale. C’est encore plus frappant lorsque l’on marche dans les petites ruelles du quartier juif ultra-orthodoxe de la ville, Méa Sharim. Là-bas, les femmes portent des robes longues et les hommes souvent le shtreimel, ce chapeau de fourrure porté par de nombreux juifs hassidiques lors des fêtes religieuses.

Cependant, cette religiosité affichée n’empêche pas à la ville d’être vivante et débordante de vitalité. On y trouve une cinémathèque, un théâtre installé dans un ancien caravansérail et de nombreuses galeries. Cette énergie se retrouve au sein du marché Yehuda, situé dans le quartier de Mahané Yehuda (le camp de Juda). Fréquenté par les touristes comme les habitants de Jérusalem, ce grand marché couvert vend tout ce que l’estomac peut désirer. Des allées d’épices, de halva (pâtisseries, mais aussi des boutiques de falafels ou de sabih (un célèbre sandwich pita fait d’aubergines sautées et d’oeufs durs). Le soir,  un fois les échoppes fermées, il se transforme  en repère nocturne pour étudiants. Même si on peut toujours y croiser des hommes plutôt traditionnels, buvant un verre au côté de la jeunesse de Jérusalem. D’ailleurs c’est cette ambivalence qui caractérise ce lieu si unique.

Yehuda market
Marché Yehuda
Marché Yehuda
Epices au marché Yehuda

Haifa

J’ai eu un vrai coup de cœur pour cette ville. Peut-être car on  y entend parler arabe beaucoup plus qu’ailleurs, ce qui me rappelait le Liban. Sa population y est beaucoup plus mixte que dans le reste du pays. Les arabes et les juifs sortent dans les mêmes bars et se mélangent. Situé au nord ouest du pays, c’est également une ville très riche culturellement avec de nombreux musées d’art et d’histoire, comme le musée de la ville situé dans la colonie allemande qui retrace les grandes périodes d’Haifa, de l’Empire Ottoman au mandat britannique, jusqu’à la création de l’Etat d’Israël. On y trouve des photos d’archives, des affiches israéliennes d’époque, et aussi des informations sur les différentes batailles entre juifs et arabes. Mais surtout la ville est dominée par un site unique au monde, les magnifiques terrasses des Jardins baha’i de. Surplombant le littoral, comme dans une carte postale, ces jardins suspendus sont célèbres pour abriter la funéraille du Bab, fondateur de la foi baha’i de. Une religion qui prône une fusion entre foi,  science et technologie.

Haifa
Jardins Bahai

Akko

Ce charmant petit port arabe et juif déborde d’histoire. Il est un lieu d’escale idéal pour se promener au bord de la mer, tout en explorant l’histoire du pays. On y trouve notamment le tunnel des templiers, ancien un ordre militaire monastique dépendant du pape envoyés à Jérusalem  au Mont du Temple pour aider les pèlerins et les malades venus d’Europe en Terre sainte. Après la prise de Jérusalem par le soldat musulman Saladin, ils doivent quitter la ville et déménagent alors à Acre où ils bâtissent un tunnel pour relier la citadelle des templiers à la partie orientale de la ville. Mais aussi de nombreux bains turcs, mosquées et églises.

Akko
Dans la vieille ville d’Akko

Désert et confessions bédouines

Il est impossible de séjourner en Israel sans être saisi par l’immensité de son désert. Rien que celui du Néguev recouvre déjà 60% de la surface du pays. Il est possible de s’y rendre de Tel Aviv en bus ou en train. Personnellement j’ai une petite préférence pour le bus. Même si c’est plus long et inconfortable, il est agréable d’ y égrainer le temps avant d’arriver à bonne destination.  Deux possibilités: soit prendre un bus direct jusqu’à Mitzpe Ramon, ou alors un bus vers Beer Shiva avant d’en prendre un autre pour Mitzpe Ramon. Dans tous les cas, là-ba il est possible de faire de longues randonnées dans l’impressionnant cirque volcanique de Maktesh Ramon, qui est un des plus vieux en érosion dans le Neguev. On peut y passer une nuit sous une tente bédouine ou dans des auberges de jeunesse. Mais le désert de Judée qui descend l’Est de Jérusalem jusqu’à la mer morte près de la Jordanie y est tout aussi beau. Si vous êtes un peu sociable et bavard, vous aurez peut-être la chance comme moi d’y croiser un bédouin qui vous invitera dans sa tente (en tout bien tout honneur, évidemment).

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Cratère Makhtesh
Neguev
Parc National Ein Avedat

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Falestine 

Il y a d’abord Ramallah, une petite ville arabe située sur les collines au centre de la Cisjordanie. Assez branchée, elle possède plein de cafés sympa, des discothèques et de pubs où se retrouvent les jeunes ramawallis. On peut aussi y visiter le très intéressant musée de Yasser Arafat qui raconte l’histoire du mouvement de libération de la Palestine (PLO) et des différentes Intifida. Mais aussi le moins intéressant musée Mahmoud Darwish qui n’a pas grand d’intérêt si on ne parle pas l’arabe puisque rien n’y est traduit en anglais.

Puis, il y a Bethléem, ville mythique réputée pour sa place Manger comprenant l’église de la nativité et la grotte supposée avoir hébergé la naissance du Christ. Même si aujourd’hui la population y est majoritairement musulmane, elle reste un site historique d’importance pour les chrétiens du monde entier. Aux alentours de Bethléem, résident deux petits villages chrétiens qui méritent le détour. Celui de Beit Sahour, il abrite les nombreux ateliers d’artisans fabriquant les croix en bois que l’on retrouve partout à Jérusalem, avec de la terre promise à l’intérieur. Mais aussi Beit Jala, situé à plus de 800 mètres d’altitude, il possède un café/restaurant qui offre une vue superbe sur les collines. C’est un endroit idéal pour dîner ou siroter un thé au coucher du soleil. Mention spéciale à la ribambelle de chats qui viendront sûrement manger avec vous.

Enfin Jéricho, une des plus anciennes villes au monde. Située  400 en dessous du niveau de la mer, cette ville située dans une cuve se distingue par les hauts palmiers qui l’entourent.  Elle possède des sites pittoresques comme le mont de la tentation où jésus aurait été mis à l’épreuve par le diable, et où l’on peut trouver un magnifique monastère orthodoxe gravé dans la roche.

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Bananiers de Jéricho
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Monastère de la tentation
Jericho
Palais d’Hisham: site archéologique de Jéricho appartenant aux « châteaux du désert ». Il aurait été ordonné par un calife Omeyyade.

 

 Une histoire de mur

C’est sûrement le mur le plus célèbre de l’histoire ; et il est tellement incontournable quand on voyage en Israel et en Cisjordanie, qu’on  oublierait presque qu’il n’a pas toujours existé.  Depuis la deuxième intifada et les accords d’Oslo, le pays a été séparé en trois zones: A, B et C. La zone A est sous autorité civile et militaire palestinienne (bien que Israel se donne le droit d’intervenir dans certains cas). Elle comprend les grandes villes de Cisjordanie comme Ramallah, Bethléeem, Hébron et Naplouse . La zone B  qui correspond aux villages entourant les villes palestiniennes est sous contrôle civil palestinien mais militaire israélien. La zone C, qui représente 63% de la Cisjordanie, comprend la Vallée du Jourdain, le désert, les frontières et Jérusalem Est. Elle compte environ 300000 colons israéliens, et a été placé sous contrôle civil et militaire israélien. Ce mur de « séparation » ou de « protection », selon les points de vue, restreint donc drastiquement les déplacements des populations palestiniennes qui veulent se déplacer en Cisjordanie. Les israéliens sont tout bonnement interdits par le gouvernement se rendre dans ces territoires occupés (même si certains le font), des panneaux effrayant les dissuadent même avec le message suivant  » vous entrez maintenant un village palestinien, entrée interdite pour les israéliens, danger de mort, contre la loi israélienne. »

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Mur de séparation à Bethléem

Walled Off Museum

Bethléem est un peu devenu l’emblème de la Palestine sous occupation, car son mur qui la sépare d’Israel a été recouvert par de nombreuses oeuvres d’arts réalisées par des artistes internationaux. Parmi eux:  le célèbre Banksy qui a même laissé son emprunte en 2017,  avec la création du Walled-off hotel, un hôtel trois étoiles clin d’oeil à l’hôtel de luxe Waldorf Astoria. Sauf que ce musée a une particularité, ses chambres ne donnent pas sur le littoral ou une magnifique chaîne de montagne, mais sur le mur de séparation de la Cisjordanie. Il contient aussi un musée et une galerie sur l’histoire de l’occupation israélienne.

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Oeuvre de l’artiste Banksy sur le mur de séparation

Hébron la controversée

On ne visite clairement pas Hébron pour son côté pittoresque, ni pour l’agréable atmosphère de ses rues. Au contraire, Hébron est une ville assez controversée et où le climat est particulièrement tendu en raison des affrontements religieux et politiques qui s’y déroulent. Depuis 1997, le protocole d’Hébron divise la ville en deux parties, une partie occidentale sous contrôle palestinien, une partie orientale qui constitue une enclave sous administration israélienne, mais où réside néanmoins 30000 palestiniens environ. Israel y déploie d’ailleurs une force spéciale pour assurer la sécurité de centaines de colons qui habitent près du centre ville. Une situation qui a transformé une partie de la ville, et notamment son vieux souk en véritable cité fantôme, contraignant certains habitants palestiniens de ces zones à rentrer chez eux par le toit étant donné que la porte d’entrée se situe dans des rues balisées  pour des raisons sécuritaires.

Personnellement, j’ai eu la chance de visiter la ville aux côtés de l’équipe de Breaking Silence, une association  fondée en 2004 , qui cherche à montrer la réalité de la colonisation en territoires occupés, à travers des rapports militaires et témoignages  d’anciens soldats. ils nous ont guidé dans les villes, près des tombeaux des Patriarches, dans la vieille ville désertée.  J’étais très admirative de ces jeunes israéliens, passés par le service militaire, qui ont aujourd’hui le courage de donner des tours et de partager leur perspective d’anciens soldats sur le quotidien de l’occupation. Parfois à leurs risques et périls ( un mois avant notre tour,  le fondateur de l’association avait été agressé. Nous avons d’ailleurs croisé des colons à de nombreuses reprises qui nous interpellaient pour insulter ceux qui donnaient le tour.

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Yad Vashem, un mémorial 

Quand on visite Jérusalem, il est difficile de ne pas passer par Yad Vashem.  Institut International de la mémoire de la Shoah, il s’agit d’un bâtiment iconique de la ville, situé dans la forêt de Jérusalem, à 800 mètres d’altitude à l’ouest du Mont Herzl . Se déployant sur une surface de  4 200 mètres carrés, il s’agit d’un bâtiment linéraire de 180 mètres de longueur avec une verrière à son sommet où passe la lumière zenitale. J’ai du y passer 4 heures, et encore cela n’a pas suffit pour absorber toute l’information qui s’y présente. Dans un silence religieux, les visiteurs déambulent dans le récit de l’horreur. L’histoire de la Shoah y est retracé à travers les expériences individuelles des victimes, des témoignages de survivants et des objets personnels. Les galeries illustrant la  situation des Juifs durant cette terrible période se succèdent le long de l’axe du bâtiment dont l’extrémité jaillit du versant de la colline, offrant un panorama à couper le souffle sur la vallée située en contrebas. Le cadre, unique en son genre, les variations de niveaux entre les différents espaces et les degrés de luminosité changeants contribuent à mettre en relief les points clés du récit. À l’issue de la visite, on  trouve la Salle des noms : un espace bouleversant recueillant les feuilles de témoignage de millions de victimes de la Shoah en l’honneur de tous ceux qui ont péri.

Yad Vashem
Façade extérieure de Yad Vashem
Yad vashem 2
Intérieur de Yad Vahsem

 

 

Le balcon de Shakti

 « On inspire, on lève les yeux au ciel, on tend les bras, et on ramène doucement la tête sur les genoux sur l’expiration… » se répète t’elle à voie basse chaque matin. Toujours la même routine. Alors qu’elle enchaîne quelques mouvements de yoga appris l’année précédente lors de son périple en Inde, ses souvenirs viennent insidieusement s’imprimer sur sa rétine.

 

La moquette humide de la salle de cours, les tapis alignés religieusement, et surtout cette fenêtre ouverte sur un balcon qui semblait servir de cadre au décor de carte postale que formaient les sommets enneigés dans la brume matinale de septembre. Puis ce petit chaton que les élèves avaient dénommé « shakti », en référence à la célèbre déesse hindou, et qui participait à sa manière au cours, devant la classe amusée.

Pendant deux mois, elle était restée dans cet institut de yoga, niché sur les hauteurs de l’Himalaya Pradesch s’adonnant quotidiennement au même rituel: 6 heures du matin : douche rapide, 6h30 : arrivée dans la salle de cours, 6h40 : recherche d’un emplacement à proximité du professeur pour satisfaire son côté première de la classe.

Puis le cours commençait. Toujours de la même manière. Les élèves et le professeur posaient leurs mains contre la poitrine en prière, fermaient les yeux, et entamaient quelques respirations avant de chanter à l’unisson des prières en sanskrit, ce langage auquel elle ne comprenait rien. D’ailleurs les autres non plus n’y comprenaient rien. Il lui arrivait même de les observer en cachette, ouvrant discrètement les yeux, pour chercher du soutien dans le regard incrédule d’un de ses camarades. Mais ils étaient concentrés, les yeux fermés, totalement habités par ce gourou qui n’avait fait qu’une bouchée de leur conscience.

Un peu plus tard dans la matinée, tous les élèves se rejoignaient sur le balcon pour engloutir un petit déjeuner concocté avec soin par un jeune indien qui travaillait dans l’auberge. Toujours la même gamelle constituée de pain chaud, de beurre de cacahuète, de fruits, de riz et de ces lentilles à n’en plus finir et qui lui donnait des flatulences incontrôlables.

Là aussi, elle cherchait de manière détournée à trouver un support chez ses camarades, en leur posant innocemment des questions sur leur digestion. Souffrait-ils eux aussi du même mal ? Elle n’obtenait jamais de réponses claires.

Cette pause bien méritée avant d’enchaîner la journée de cours restait toutefois un instant de la journée qu’elle appréciait tout particulièrement ,pour sa sérénité douce. Le soleil qui effleurait sa peau, le silence de la nature, l’odeur des pins.

Un tableau presque idyllique qui pourtant lui pesait lourdement. Tout ce qu’elle était venue chercher à des milliers de kilomètres de sa vie d’avant l’agaçait désormais. La bienveillance inconditionnelle généralisée de ses camarades, l’ amour collectif et benêt qu’ils se portaient les uns aux autres, les sourires figés, lui apparaissaient comme une sorte de soupe mielleuse qu’elle ne pouvait plus digérer.

Ce sentiment la dégoûtait d’elle même. Comment pouvait-elle se sentir seule, désemparée dans ce huit clos qui sentait pourtant bon l’encens et les bonnes intentions.

Trois mois, il lui restait trois mois.

Pourtant, alors qu’elle y repense en ce lundi matin maussade, elle ne peut s’empêcher de ressentir un pincement dans sa poitrine. Celui d’un moment à jamais volé par le temps, de ce mélange doux et amer d’un souvenir agréable, et de la peine qui lui est associée.

Sa vie est aujourd’hui devenue plus calme, moins imprévisible. Les jours se suivent et si ils ne se ressemblent pas tout à fait, ils ne sont plus pimentés d’aventures rocambolesques d’hier. Ce qui rythme sa vie désormais, c’est son Google agenda, une petite merveille technologique qui a le mérite de lui rappeler de quoi demain sera fait. Des journées bien chargées, suivies de soirées minutieusement planifiées. Plus de place pour le vide, plus d’espace pour l’inconnu. Son soulagement, et son angoisse à la fois.

Même si elle apprécie la sécurité que lui procure cette routine retrouvée, ses réminiscences matinales lui font pourtant l’effet d’un coup de poing. Une piqure de rappel douloureuse de ce temps qui passe et des choses qu’il amène avec lui.

Déjà en voyage, elle avait ressenti la même chose. Rencontrer des gens, se lier à eux, puis accepter de ne plus jamais les revoir. Connaître, aimer, délaisser. Même après des mois, l’impuissance face à ces instants perdus lui était toujours aussi intolérable.

Cette sensation, elle pensait l’adoucir en rentrant en France, l’assagir en remplissant ses journées. Mais ce matin là, seule avec sa nostalgie, elle réalisait que le vide métaphysique qui l’avait habité à des milliers de kilomètres, s’était invité dans sa valise. Ce qu’elle avait considéré comme une amourette de vacances et de passage, venait de s’installer dans son appartement.

 

Vertiges

Elle passait ses journées les yeux suspendus à l’écran de son téléphone portable.
Malgré ses tentatives répétées de disperser son esprit par le travail, l’attente la
guettait toujours. Elle gisait là, comme la toile de fond sournoise de son esprit. La
simple idée d’une nouvelle notification suffisait à lui redonner du cœur à l’ouvrage.
Son pouls s’accélérait, redoublant par la même ses ressources et son énergie
créatrice. Il semblait soudainement que son ciel s’éclaircissait, s’ouvrant à un champ
illimité de possibles, la vie lui devenait plus lumineuse et facile à supporter.
Depuis deux jours, son écran était resté vierge. Bien qu’elle ait essayé de ne pas y
penser, elle était rongée par l’absence. La frustration qu’elle tentait d’étouffer
s’installait par force au fond de sa gorge, la réveillant chaque matin aux aurores.
L’attente qui était devenue son moteur ces derniers mois s’était finalement mutée
en vide profond. La plénitude de l’espoir avait laissé place au vertige et à
l’inquiétude, les mêmes qu’elle croisaient dans le regard de sa mère chaque dimanche soir

Cruel été

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C’était un long après-midi de juillet. Le soleil tapait fort les rives de la Loire et la
chaleur sèche de l’été se faisait sentir sur nos corps salés et déshydratés par les
longues heures à pagayer. Au milieu de l’agitation habituelle de mes camarades,
comme à chaque fin d’entraînement, lui s’imposait sans efforts. Je l’observais diriger
le petit groupe d’adolescents exaltés que nous étions avec un calme presque
surnaturel. D’un coup de main furtif et à peine forcé, il nous aidait à remettre les
canoës dans la remorque, attachée au minibus qui devait nous ramener au dortoir. Il
était grand, fort, musclé. Tout chez lui inspirait la solidité. L’assurance de ses gestes,
sa sérénité, et cette autorité douce qui irradiait tout sur son passage. Je n’avais que
12 ans mais je voyais en lui l’homme que je voulais être, ce lui que je pourrais être.
Sa simple présence suffisait à m’insuffler l’énergie pour devenir meilleur, la force de
grandir, sans inquiétude. Quand il est devenu mon entraîneur, quelques mois plus
tard, mon univers fut bouleversé. Il semblait que l’été ne s’arrêterait plus jamais, me
plongeant dans une euphorie invincible. Moi, Thomas, simple fils de mon père, étais
devenu une planète assez importante pour graviter dans son système solaire.
Pendant des années, j’ai vécu dans son ombre protectrice et bienveillante. Ses
décisions étaient devenus mes lois, ses conseils rythmaient mes choix, son opinion
était une essence vitale. Avec le temps, la douceur de l’été laissa finalement place à
la rigueur de l’hiver, sa présence n’exista plus qu’en pointillée, ses réponses à mes
lettres se firent plus espacées. Dans son système solaire, il y avait d’autres planètes, je ne brillais plus.

24H à Harare

Connue sous l’occupation britannique en tant que Fort Salisbury, Harare, l’actuelle capitale du Zimbabwe est située à plus de 1400 mètres au dessus du niveau de la mer et  domine un vaste plateau proche de la réserve naturelle de Mukovisi Woodlands. Il est donc possible de partir en safari sans vraiment quitter la ville. Bienvenue à Mashonaland, le pays du peuple shona.

Un Safari à cheval dans les bois d’Harare

La réserve naturelle de Mukovisi fut construite au début du XXème siècle, dans le but de lutter contre l’urbanisation croissante de la région d’Harare. Face à la déforestation et à la perte d’habitats naturels, elle constitue aujourd’hui l’un des rares espaces verts de la ville ouverts au public et offre une opportunité  d’admirer la faune du pays, souvent restreintes aux parcs nationaux et autres espaces de conservations. IMG_8698

 

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De nombreux guides sont disponibles dans la réserve pour vous conduire dans le bush à la recherche de la faune sauvage. Si vous avez de la chance, vous pourrez spotter girafes, zèbres, marcassins, et différents types d’antilopes comme les Impalas, Duiker ou Sable. Comme 24h laisse peu de temps pour partir à l’aventure, le meilleur reste encore de prendre un guide qui vous organisera le safari dans la réserve  ainsi qu’un tour au marché d’art local africain de la ville. Lance Rusere, est un Zimbabwéen qui propose un pack qui comprend le safari à cheval et la visite du marché. Sa page Facebook est iciIMG_8696IMG_8722Cette ballade dans les bois à dos de cheval est une expérience immersive qui permet d’être totalement connecté avec la nature et l’environnement, un bon premier pas avec la faune africaine, à seulement deux pas de la ville, même si ce tour n’est rien en comparaison des safaris du Kruger Park près de Johannesburg.

24 heures à Nairobi

IMG_8071Interdit de passer 24 heures à Nairobi sans passer à côté de sa faune sauvage. Laissez-vous tenter par un safari dans le parc national de la ville à la recherche des big five, ou si vous n’êtes pas d’humeur matinale (car les game drive commencent à l’aube lorsque les animaux montrent le bout de leur nez), vous pouvez toujours visiter le centre des giraffes et l’orphelinat des éléphants de David Sheldrick.

Le Fond Africain pour les espèces en danger

Ce centre fut créé par Jock Leslie Melville, un kenyan qui a décidé d’élever un bébé giraffe chez lui dans le but de préserver l’espèce Rothschild, actuellement en voie de disparition en Afrique. Résultat de l’expansion humaine et de la diminution progressive de leur habitat naturel, elles se trouvent aujourd’hui plus qu’au nombre de 680, dont 40% au Kenya et 60% dans la nature Ougandaise. Le centre des girafes se présente  à la fois comme un lieu de découverte (il est possible d’y nourrir les girafes à heures bien précises), et d’éducation sur l’enjeu de la conservation de certaines espèces. On trouve aussi des girafes Masai et réticulées.

http://giraffecenter.org/http://giraffecenter.org/

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IMG_8062L’orphelinat des éléphants de David Sheldrick Wildlife Trust

Cet orphelinat vient au secours de bébés éléphants généralement devenus orphelins à cause du commerce d’ivoire. Généralement trouvés abandonnés dans la nature, ils sont pris en charge et soignés par une équipe d’éducateurs formés. Vers l’âge de dix ans, lorsque leur enfance terminée, ils sont relâchés dans la nature. L’enfance est clé pour les éléphants, notamment en raison de leur dépendance au lait maternel, c’est pourquoi il a pris 30 ans à Daphne Sheldrick pour concevoir la bonne formule de remplacement de lait, l’engagement d’une vie qu’elle décrit même son un livre Love, Life and Elephants: an African love story. En plus d’offrir aux touristes curieux le spectacle de bébés éléphants jouant et se roulant dans la boue (si vous êtes au premier rang vous repartez avec un masque à l’argile en prime), ce centre fournit aussi des informations sur la chasse à l’ivoire et la condition des éléphants en Afrique. Si vous voulez contribuer à votre échelle, il est possible de parrainer un éléphant pour 50 dollars par an, et en échange de recevoir des informations sur son évolution…ou d’effectuer une simple donation sur le site.

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David Sheldrick Wildlife Trust

https://www.sheldrickwildlifetrust.org/.

24 heures à Guangzhou

Autrefois port maritime mythique de la route de la Soie, Guangzhou (ou Canton) est aujourd’hui un hub commercial majeur avec son annuelle foire internationale. Mais que faire lorsque l’on a 24 heures à tuer dans la ville congestionnée et que l’on ne souhaite pas plus acheter un faux sac Louis Vuitton que s’enquérir du dernier Samsung à la mode? Heureusement la ville regorge aussi de trésors culturels, historiques et naturels cachés qu’une journée vous suffira à explorer.

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Vue de ville du Canton prise de la Montagne Baiyun

Pause détente loin de la ville, au Mont Bayiun

N’ayant pas l’intention de dépenser mon argent dans un faux sac Hermès, j’ai fait une petite recherche Google avant mon vol pour Canton, ce qui m’a permis de découvrir que la ville était entourée par une chaîne de montagne. En réalité,  il s’agit d’un vaste site comprenant à la fois le parc Luhu , le jardin Yuntai , la vallée Mingchun, la tour Mingzhu, le parc écologique Yunxi  ainsi que le parc de sculptures Baiyun. La jolie promenade menant jusqu’au mont Bayiun dure environ deux heures à pied mais est aussi possible en téléphérique. Après un peu d’effort, le sommet offre un superbe panorama sur la ville de Canton avec la beauté froide des hauts gratte-ciels de verre à l’horizon, encadrée par la végétation du parc. En chemin, on peut aussi faire une halte culturelle au temple Nengren. Situé dans une petite forêt avec un étang rempli de gros poissons et tortues, il y règne un calme poétique.

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Temple Nengren

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Visiter le Temple des six Banyans Tree ou « Flower Temple » dans la vieille ville

Datant d’il y a plus de 1400 ans, ce temple bouddhiste fut détruit et reconstruit plusieurs fois. La première fois fut sous le règne de l’empereur Wu, afin d’abriter les reliques de saints bouddhistes cambodgiens. Brûlé, il fut ensuite reconstruit sous la dynastie Qong et nommé Six Banyan trees selon un texte du même nom écrit par le poète Su Shi aprèsune visite. Ce n’est qu’en 1097 qu’il obtient sa forme finale de pagode, son schéma de base octogonal ainsi que ses toits incurvés rappelant les pétales d’une rose.

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Pagode du Flower Temple

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Week-end à Seattle

En plus d’héberger l’hôpital fictif de Grey’s anatomy ( petite référence girly assumée), Seattle est surtout une ville portuaire et industrielle majeure des Etats-Unis. Siège de multinationales comme Boeing, Microsoft ou encore Amazon, elle s’est imposée au fil du temps comme un foyer important de l’innovation technologique , ce lui vaut d’être aujourd’hui considérée comme la nouvelle Silicon Valley. D’ailleurs les mastodontes comme Facebook ou Google n’ont pas hésité à y installer leurs  bureaux.

Technologique donc, mais aussi grunge: Seattle est le berceau d’ une large scène musicale folk et underground, qu’il est agréable d’explorer dans les nombreux bars et cafés de la ville. Contrairement à beaucoup de villes aux Etats-Unis, elle reste à taille humaine, ce qui lui donne des allures de petite ville côtière où il faut bon se promener. Cependant, en marge du succès économique de ses industries et de son aspect pittoresque, il est impossible de passer à côté de sa précarité régnante. A chaque coin de rue, il n’est pas rare de croiser des sans-abris, résultat de la gentrification rapide de la ville qui, si elle plaît aux riches ingénieurs, ne permet pas aux habitants moyens de suivre.

Un peu d’optimisme donc avec mes trois suggestions de choses à découvri si vous n’avez que 24 heures dans la ville.

Manger du crabe et des soupes de fruits de mer au Pike market

Un des repères de Seattle est incontestablement le Pike Market. Existant depuis plus d’un siècle (1907), il est une véritable institution où vous pourrez trouver des produits de la mer frais tous les jours de la semaine, dès les cargaisons matinales . Les nombreux   cafés et restaurants du marché donnant sur la baie d’Elliot, il règne une atmosphère très familiale et décontractée. Par temps ensoleillé ou pluvieux (plus généralement la deuxième option), je vous conseille d’essayer le crabe et le « chowder »; une sorte de soupe de calamar: vraiment yummie.

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Pike Place markett

Monter au top de la Space Needle

Repère de la ville, cette tour et observatoire de 160 mètres offre une vue panoramique sur Seattle et ses environs, notamment  le Mont Rainier et Mont Baker.IMG_6997.JPG

Space Needle

Découvrir les arts du monde au SAM (Seattle Art Museum) 

Ce musée du centre ville est immanquable, situé juste à côté de la statue gigantesque du « hammering man » *, sa collection permanente comporte une vaste série de chefs d’oeuvre d’art du monde. Parmi lesquels des masques océaniens, des porcelaines asiatiques, des tapis persans ou encore de l’art africain africain, à l’instar de nombreuses statues rituelles exposées.

  • L’homme au marteau: C’est la seconde fois depuis mon petit tour du monde que je suis amenée à rencontrer ce type de sculptures, la première étant à Frankfurt. J’ai donc conduit ma petite recherche. Apparemment, the hammering man (l’homme au marteau) est un hommage rendu au travailleur qui réside en chacun de nous. Conçues par l’artiste Jonathan Borofsky, ces oeuvres monumentales (certaines sculptures pouvant atteindre jusqu’à 14 mètres de haut)  ont été installées dans plusieurs villes du monde (Corée du Sud, Japon, Suisse, etc…), comme un hymne à la fois artistique et plastique aux travailleurs du monde entier. Dans une ville comme Seattle, foyer de l ‘industrie aérospatiale, électronique, mais aussi de l’agriculture et pêche, cette initiative s’inscrit dans une démarche pleine de sens.

IMG_7007IMG_7018IMG_7025SAM Seattle Art Museum

 

24 heures à Moscou

Celle que l’on appelait « Moskov » possède une place unique dans l’histoire de la Russie, à la fois capitale de la jeune République socialiste fédérative soviétique de Russie, puis de l’union des républiques socialistes soviétiques, elle est aussi aujourd’hui l’une des villes les plus grandes et peuplées  d’Europe. Si il est évidemment difficile d’en capturer la complexité en une journée, il est possible d’admirer son magique patrimoine architectural juste en se promenant sur la célèbre place Rouge , siège du Kremlin et de la resplendissante Cathédrale Basile-Le-Bienheureux. Si vous vous aventurez aux alentours, vous pourrez aussi trouver la Cathédrale Saint-Sauveur (siège du patriarcat de l’Eglise orthodoxe Russe) et le mythique théâtre du Bolshoi.

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La place Rouge

La place rouge est une place centrale à Moscou, elle fut un lieu de rassemblement patriotique et idéologique phare sous l’ère soviétique. Aujourd’hui c’est une place rectangulaire bordée par le Kremlin à l’Ouest, le quartier d’affaire Kitai-Gorod à l’Est, le Musée d’histoire au nord et la pittoresque basilique Basile le-Bienheureux au sud. On y trouve aussi lé mausolée de Lénine, une statue érigée après sa mort.

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Basilique Basile le- Bienheureux et ses célèbres clochers à bulle

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