En route vers l’inconnu

JordanieFaire le grand saut, plonger dans l’inconnu, tout quitter, repartir de zéro. Des expressions qui font rêver autant qu’ils donnent le vertige.

J’ai récemment écouté un podcast sur la vie assez incroyable d’une exploratrice franco-belge; Alexandra David-Néel. Née au 19ème siècle au sein d’ une famille bourgeoise, cette jeune femme a mené une vie aussi libre que fougueuse. A 30 ans, elle avait déjà été chanteuse d’opéra, journaliste, écrivain, voyageuse…, à 42 elle décidait de laisser son riche ingénieur de mari à la maison afin de partir explorer l’Inde et le Tibet. Un périple de 6 mois qui se transformera finalement en 14 années à sillonner l’Orient, ses coutumes et ses religions (elle s’était convertie au bouddhisme et a écrit des livres sur le sujet). Elle fut la première femme occidentale à rentrer au Tibet interdit à une époque où il n’était pas vraiment « trendy » d’être un globe-trotter dans ces parties du monde.

Son parcours me fascine forcément car il incarne le courage de mener une vie « alternative », affranchie de tout standard social, et guidée uniquement par la curiosité et la soif d’ailleurs. Il nous arrive tous d’avoir des idées folles, sauf que dans la vraie vie à part une poignée d’aventuriers comme Alexandra, très peu d’entre nous osent se lancer dans le vide et les réaliser.

La peur du changement, du temps qui passe, de perdre ce que l’on a ou de ne pas obtenir ce que l’on veut. Mille prétextes qui nous retiennent d’avancer, et encore plus quand nos petites voix intérieures s’en mêlent.

Personnellement, je suis une handicapée décisionnelle : un choix peut hanter mes nuits et jours pendant plusieurs, voire me tétaniser. Alors que certains se laissent dicter par leur instinct pour prendre la bonne décision, je n’ai malheureusement pas de guide suprême de mon fort intérieur pour me chuchoter la voie à suivre. A la place, une sorte de fanfare inaudible qui fait de chacun de mes dilemmes un véritable enfer. D’un côté mes envies, mes rêves, de l’autre la réalité et mes craintes et la réalité.

Car bien souvent la peur s’invite dans l’équation de nos choix, telle une bonne vieille copine dont on serait inséparable. Il y a deux ans je m’installais à Beyrouth, la peur au ventre et des milliers d’incertitudes, aujourd’hui je pars pour Dubaï avec la même anxiété et toujours les mêmes doutes.

Mais une petite chose a changé néanmoins, j’ai commencé la méditation* grâce ) une super application et la première chose que cette discipline nous apprend est de se concentrer sur les sensations présentes (frottement des vêtements sur notre peau, de nos pieds sur le sol…), ça semble un peu mystique dit comme ça mais ça marche vraiment.

Je ne sais pas encore ce que me réservera cette année mais je fais une résolution: ne pas oublier de continuer la liste de mes envies, mais essayer d’apprécier un peu plus le chemin qui me mènera à elles.

Vadrouilles mentales

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :