Le blues du dimanche soir

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Cela faisait un moment déjà que j’avais envie d’écrire ce billet pour partager ma « peine » avec tous les spleeneurs du dimanche soir (ou du matin). A tous ceux qui se réveillent le dernier jour de la semaine avec cette gêne à la poitrine, cette petite boule dans la gorge, bref ce coup de blues qui frappe sans crier gare. Comme je ne suis pas la fille de Sigmund Freud, je ne m’attarderai donc pas sur mes potentiels manques affectifs et complexes d’Oedipe non résolus qui en sont la cause. Je me contenterai simplement de surfer sur la vague du « spleen ». Cette douce mélancolie, tant valorisée dans les poèmes perd de sa superbe dans la vraie vie car si on est ni Baudelaire ni Rimbaud, se traîner son cafard toute la journée n’a rien de sublime et personne n’y voit le paroxysme d’une force créatrice . Quand toi tu te réveilles avec tes idées noires et décides de relire les vieux courrier d’un ex en écoutant « Someone Like You » de Adèle, personne ne saisit l’ artiste incomprise. A la place, ton mec ou ta mère te font culpabiliser en te rappelant que dans ce monde de famines et de guerres, ces tourments existentialistes frôlent la princesse attitude « alors sois contente ok? ». Le plus difficile avec le spleen c’est de ne pas avoir de raisons rationnelles pour le justifier, ce qui lui donne un statut bâtard souvent mal compris par l’entourage. Comme si  il fallait avoir des motifs valables de tristesse pour être pris en considération. Face à ce vide émotionnel et à défaut d’avoir trouver le remède miracle pour l’éradiquer , j’ai décidé de chérir ces petites périodes de tristesse. Après tout elles sont un refuge confortable pendant les longues soirées d’ hiver et j’aime me dire qu’elles témoignent sûrement d’un esprit romanesque que l’on reconnaîtra sûrement à titre posthume. Nikki de Saint Phalle avait déclaré à un journaliste « J’ai eu la chance de rencontrer l’art parce que j’avais, sur un plan psychique, tout ce qu’il fallait pour devenir une terroriste ». Chacun essaie de trouver sa voie afin d’exorciser sa part de noirceur, moi je le fais en vous racontant tous ces blablas…après tout, on a tous en nous nous quelque-chose de Tennessee..

Non classé Vadrouilles mentales

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