24h à Kuala Lumpur: musée d’art islamique et caves de Batu

J’ai eu la chance (ou pas) de passer une journée à Kuala Lumpur. Une visite express qui m’a néanmoins laissé le temps d’avoir un avant-goût de la vie à KL, et de aussi me faire agresser par un scooter qui m’a traîner sur le sol en essayant de me voler mon sac.

Miraculée que je suis, je m’en suis sortie avec seulement une grosse égratignure sur la fesse droite et toujours autant de motivation pour découvrir la ville. Comme je l’ai déjà évoqué dans mon précédent article sur Singapour, la Malaisie est une mélange subtil entre la culture indienne, chinoise et indonésienne. Cet éventail de religions et de coutumes qui s’exprime fortement dans l’architecture et la nourriture du pays. Comme mon temps était compté, j’ai donc décidé d’explorer ces différentes facettes de la ville en me lançant à la conquête des spots où manger, prier, mais aussi et comme toujours visiter des musées. Car l’art local en dit long sur le patrimoine d’une civilisation.

-Les grottes de Batu: le plus grand temple  hindu en dehors d’Inde

Généralement très prisées des touristes, les grottes de Batu sont l’attraction sûrement touristique majeure de la Malaisie, après les tours Petronas. Personnellement pas très fan de ce genre de lieux surpeuplés de « selfistas », il s’agit pourtant d’un lieu mythique pour le peuple hindu. Si la plupart des gens viennent juste pour s’y prendre en photo avec l’immense statue de Murugan en arrière-plan (quand même plus de 43 mètres de hauteur), l’histoire du lieu commence pourtant bien avant sa construction il y a dix ans seulement. En effet, avant de devenir un lieu de culte, les grottes de Batu ont été découvertes par les paysans chinois à la fin du 18ème siècle qui y cultivaient le guano. Quelques années plus tard, des commerçants Tamouls s’en emparent et construisent une statue, en faisant ainsi un lieu de pèlerinage hindu. Depuis, il est devenu le plus grand sanctuaire en dehors de l’Inde et accueille chaque année la grande fête de Thaipusam ( commémorant justement la naissance de Murugan, fils du dieu Shiva et de la déesse Parvati) comptant des centaines de millier de pèlerins. Ne vous attendez pas cependant à vivre une grande expérience spirituelle si vous vous y rendez, car cet endroit ressemble plus à Las Vegas qu’autre chose avec ses lumières et des boutiques souvenirs partout. Plus intéressant, il est possible de visiter certaines des grottes qui sont  précieusement conservées et se font le refuge d’une vaste vie animale avec des singes, des araignées et des serpents. il est aussi impressionnant d’y admirer ses stalactites et stalagmites érigées depuis des années.

Lake Gardens: 

Les jardins du lac sont un peu le Central Park de la ville: offrant plus de deux cent hectares de verdure, ils abritent différents jardins comme celui des oiseaux, des papillons ou encore le jardin des orchidées et des hibiscus (fleur nationale de Malaisie). Son parc aux oiseaux réputé être l’un des plus vastes d’Asie mais la vue des filets qui le surplombait m’a pourtant dissuadée de m’y rendre. C’est sûrement mon petit côté Nicolas Hulot mais voir des oiseaux forcés à voler en dehors de leur réserve naturelle, je ne suis pas vraiment adepte. J’ai donc préféré me promener dans le parc environnant (et gratuit) des orchidées qui en regroupe apparemment plus de 800 variétés différentes (je vous avouerai que je ne me suis pas amusée à les répertorier) qui ne portait pas grand intérêt à part les fleurs d’hibiscus sur les arbres.

Musée  d’art islamique: 

Le clou de ma journée fut ma visite du Musée d’Art Islamique  de KL. Et pourtant celle-ci s’annonçait mal. En effet, avant d’accéder à la collection permanente j’ai fait un détour par l’ exposition temporaire, entièrement consacrée à des textes coraniques réalisés par l’Imam Al-Jazulia. Pas que ce soit inintéressant mais lorsque l’on ne sait pas lire l’arabe littéraire, avoir 50 versions de textes coraniques exposés devant soi ne parle pas vraiment. En revanche la collection permanente est un vrai trésor. Divisée en 4 parties (architecture, chinoise, malay et indien), elle donne un aperçu global des différentes formes d’art islamique (moucharabieh, calligraphie, textile, mosaique) et de leur variation selon leur pays d’accueil. Ma salle préférée fut sûrement celle consacrée à l’architecture, une pièce entière comportant plus d’une dizaine de maquettes de mosquées du monde entier (Abu Dhabi, Timbuktu, Istanbul, Damas, Isfahan, new Delhi…) et permettant d’observer les différentes évolutions de l’architecture selon les pays d’accueil de l’Islam. Quant aux salles indiennes, malaises et chinoises , elles démontrent comment l’art islamique a influencé les différentes cultures qui l’ont embrassé, et vice versa, donnant un artisanat au métissage unique.

Musée d’art Islamique, http://www.iamm.org.my/

– Mosquée nationale:

Après avoir eu la chance de visiter les magnifiques mosquées d’Isfahan, j’avoue que j’ai tendance à ne plus vraiment être impressionnée quand j’en découvre une nouvelle. Mais la Mosquée nationale de Kuala Lumpur a le mérite de se distinguer par son architecture hors-du-commun. En effet, mélange d’architecture islamique traditionnelle et moderne, elle elle ne possède qu’un seul minaret (mais pas des moindres plus qu’il fait 73 mètres de hauteur) et un toit assez pittoresque pour une mosquée. Prenant la forme d’une étoile pliée façon origami, il s’agit  d’une figure massive de béton recouverte par des carreaux verts et bleus. Une belle illustration que la religion peut aussi embrasser la modernité.

-Central Market

Après une journée express comme celle-ci, j’avais faim et j’ai demandé à la première passante dans la rue où je pourrais trouver de la bonne nourriture locale. Elle m’a indiquée le marché central, un marché couvert à la frontière avec Chinatown et pas loin du musée du textile. On y peut trouver tous les classiques de la nourriture singapourienne, chinoise et indienne (byriani, rojak, wok…) pour un prix vraiment abordable mais aussi des objets d’artisanat typiquement malaysien comme des broderies et textiles batik, songket, teka mais aussi des accessoires en feuilles de bambou tressées.

Conclusion, Kuala Lumpur j’y retournerai sûrement mais sans sac à main.

Batu CaveMuseum islamic artmacharabiehNational mosque

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