24h à Beijing: la cité interdite

Impossible d’évoquer la Chine sans penser à sa grande muraille, une fortification iconique datant de l’époque Ming, ou encore aux palais de la cité interdite. Si je ne ferai donc pas l’impasse sur ces monuments clés de la ville, je vais néanmoins vous parler d’une autre spécialité chinoise: le  hot pot. Cette pratique culinaire  millénaire est devenue un incontournable des restaurants de Shanghai, Beijing ou Singapour .

Une histoire de « Hot Pot »

Les libanais n’ont qu’à bien se tenir, le hot pot serait l’équivalent chinois de ce que sont les mezzés à la cuisine arabe, dans le sens où l’on se retrouve autour d’une table pour partager plusieurs mets de petite taille. Le principe? Une table avec une casserole creusée dans au centre, à l’intérieur de laquelle on fait bouillir de l’eau avec du bouillon à la manière d’un pot-au-feu. Une fois  l’eau à ébullition, on y trempe un florilège d’ingrédients afin de les faire cuire. Parmi eux, de la viande, du poisson mais aussi beaucoup de légumes  tels que du Tofu gelé, des pousses de soja, de la fleur de lotus, des pommes de terre, de la pâte à crevettes (aussi suspicieux que  succulent), des champignons, carottes, chou fleur, des algues, des nouilles au tapioca, des boules de viande ou de poisson….et j’en passe

L’histoire du hot pot remonte à plus de mille ans, dans les steppes de Mongolie où il était commun de manger de la viande et du mouton dans une soupe très chaude. Elle s’est ensuite étendue sous l’Empire Song dans le sud de la Chine et s’est finalement popularisée sous la Dynastie Qing ( de 1644 to 1912). Aujourd’hui,  dans beaucoup de maisons, et surtout dans les grandes villes, le traditionnel bateau à vapeur chauffé au charbon est remplacée par une plaque à induction. Je vous conseillerai d’accompagner cette orgie culinaire pékinoise par une bonne bière locale ou un bon lait de soja en canette.

Une rue près du Radisson Blue propose une série de restaurants à Hot Pot

 >>XiBaHe Guang Xi Men BeiLi Jia Hao

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Hot Pot traditionnel

Cité interdite, jardins impériaux et hutongs

Moins célèbre que sa camarade la Grande Muraille de Chine, la cité interdite est pourtant un site impressionnant qui s’étend sur plus de 74 hectares au coeur de la ville de Beijing. Abritant l’ancien palais impérial, ce complexe fut construit par Yongle, le troisième empereur Ming entre 1406 et 1420. Une ville impériale entourée de jardins impériaux; le parc Zhongnanhai à l’est, Beihai au nord-Ouest et le ingshan au nord. Ce dernier est un parc millénaire absolument pittoresque malgré son passé obscure, le dernier empereur Ming Ming Chongzhen s’est quand même pendu aux jolies branches de ses arbres, et vous offrira un beau panorama de la cité interdite et des toits en prenant un peu d’altitude. Au sud de la Cité interdite s’étend l’immense  place Tian’anmen avec au centre de laquelle se trouve le mausolée de Mao Zedong. Quand je l’ai vu, j’ai voulu faire un remake de la célèbre photo d’Ai Weiwei où son modèle  féminin soulevant sa jupe en doigt d’honneur à la révolution culturelle et au régime, mais la tête des gardiens du lieu m’ont  dissuadé de montrer ma petite culotte. Je n’ai pas envie de me faire manger un petit doigt ou quelque-chose comme ça.

Assignés à résidence, les empereurs ne  sortaient que très peu  de cette ville interdite et le peuple y était bien évidemment privé d’accès. La cité se compose de deux cours: Une cour intérieure entourée à l’est et à l’ouest de 6 pavillons; elle était dédiée à la famille impériale et aux concubines, ainsi qu’une cour extérieure où l’on recevait les officiels et ministres. On y trouve aussi le pavillon de l’Harmonie suprême, de l’Harmonie parfaite et de l’Harmonie préservée. L’ensemble de ces maisonnées à l’architecture typique  avec de grandes colonnes de bois soulevant une toiture de tuiles rouge aux allures de pagode à deux étages. Il constitue aussi un véritable musée vivant conservant des céramiques, peintures et sculptures de l’ancienne civilisation chinoise.

A l’extérieur de la ville, il est aussi possible de faire un tour des hutongs en touk-touk. Ces petites ruelles étroites traditionnelles constituent l’héritage de la ville de Pékin, construites sous l’ère Yuan il y a plus de 700 ans. Marchandez bien avant d’y aller car les prix sont souvent exorbitants pour un intérêt tout relatif. La tournée vaut quand même le détour car c’est un des rares vestiges de la ville en pleine mutation urbaine.

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La cité impériale vu du Jardin Jingshuan

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Grande muraille de Chine

Une fortification impressionnante s’étendant sur plusieurs milliers de kilomètres d’Est en Ouest de la Chine, autrefois protection contre les invasions eurasiennes mais aussi point de contrôle des importations de la route de la soie. J’ai personnellement visité la section Mutianyu réputée pour être une des mieux préservée mais aussi plus ancienne du site. Elle se situe à 70 kms au nord-ouest de Pékin et servait de ligne de défense du nord de la capitale et des tombes impériales. Son mur de granit est de 7 à 8 km de hauteur et 5 de largeur. Un côté massif qu’on sent passer dans les gambettes, surtout quand il s’agit de grimper les marches pour accéder aux miradors. Des marches qu’on dirait conçues pour des géants. En tout que coureuse, Je n’ai pu m’empêcher d’avoir une petite pensée pour ces joggeurs assez téméraires pour se lancer dans l’aventure du marathon de la Grande Muraille de Chine , devant se frotter à monter 3700 marches comme celles-ci.

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Non classé Vagabondages

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