24h à Dakar: île de Gorée

Encerclée par l’Océan Atlantique, cette perle de l’Afrique de l’Ouest que l’on surnomme la » presqu’île du Cap vert » a beaucoup à offrir au touriste de passage. J’ai eu la chance d’y passer 48 heures, juste assez pour m’imprégner de son atmosphère unique et de découvrir quelques-uns de ses principaux attraits.

île de Gorée

 Après avoir longé la Corniche de Dakar en voiture, pris le temps d’admirer sa mosquée de la Divinité, une merveille islamique située sur la plage à flanc de falaise, être passé devant le célèbre marché aux poissons, nous voilà au port de la ville direction l’île de Gorée. Vingt minutes et quelques remous marins plus tard, nous mettons les pieds sur la terre ferme et découvrons un joli petit village aux allures de Havane avec ses maisons colorées abîmées et ses palmiers. Ce que nous savons moins, c’est que derrière ses bâtisses pittoresques, ce lopin de terre de 300 mètres de large et 900 de long renferme une histoire bien sombre. baobab

En effet, l’île de Gorée (=expliquer histoire du nom) fut pendant 400 ans le théâtre d’une traite négrière sans précédents (plus de 15000 esclaves transitèrent par l’île entre 1761 et 1848 et d’une conquête entre les différentes puissances coloniales portugaises, hollandaises et bien sûr françaises et britanniques. Aujourd’hui, l’esclavage a fort heureusement été aboli mais il subsiste un établissement symbolique servant de mémoire de la tragédie; la maison de la signare Ana Colas Pépin, plus communément appelé maison des esclaves. Cette jolie maison colorée de style italien donnant sur la mer est utilisée depuis les années 80 pour décrire et ne pas oublier l’esclavagisme qui sévit sur l’île durant les siècles passés. Alors que le guide nous décrit l’horreur de la servitude avec un sourire serein, nous écoutons sagement le silence de mort qui réside dans les salles obscures. L’une servait à peser les hommes afin de déterminer s’ils étaient apte à la vente; dans l’autre on forçait les trop maigres à manger, une était destinée aux femmes vierges, et enfin la dernière servait de pièce de lente agonie aux rebelles et récalcitrants qui étaient battus et laissés affamés pour servir d’exemple. Un contenu sinistre qui contraste violemment avec l’architecture chic de la demeure avec vue sur mer. A l’extérieur, un ponton qui servait autrefois de pont entre les esclaves et leur future vie de servitude, certains préférant même de se suicider avant la traversée.

Pour terminer sur une note plus douce, l’île est aujourd’hui un petit havre de paix où il fait bon manger du poisson frais (je vous conseille la lotte ou le thiof), se promener ou encore acheter quelques objets d’artisanat africains. On y trouve également une église catholique Saint-Charles- Borromée ainsi qu’une mosquée et surtout, de jolis baobabs, arbre national sénégalais.

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Monument de la renaissance africaine

Un autre monument immanquable de Dakar est celui de la renaissance africaine. Incontournable puisqu’on le voit dominer depuis l’aéroport l’un des deux cônes volcaniques situés à l’extérieur de la ville « les deux mamelles.. En effet, cette massive colonne de bronze initiée par l’ancien premier ministre Abdoulaye Wade pèse plus de 170 tonnes et représente une femme et un homme portant un enfant pointant vers l’océan et l’avenir. A l’intérieur de la statue, on peut visiter un petit musée sur les dates clés de l’esclavagisme et sur les figures de la résistance noire. Le prix est négociable à l’entrée, normalement plus cher pour les étrangers mais j’ai finalement j’ai payé le prix des locaux donc il y a de l’espoir. Si on paie pour une visite complète, on peut même monter jusqu’au top de la statue et avoir un bau panorama sur la ville.

Le projet fut néanmoins fortement critiqué car il coûta un bras aux contribuables (28 millions de dollars tout de même) et parce que la femme dénudée aux airs de Shakira dans son clip Whenever Wherever, n’a pas vraiment plus à l’ensemble de la population à 95% musulmane.

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Marché de Sandaga

Il ne me restait malheureusement plus beaucoup de temps pour explorer le vaste marché traditionnel de Sandaga, cependant je ne pouvais partir sans y faire une escale. Je me suis gentiment fait escorter par un ami de mon conducteur de taxi qui m’a fait vagabonder dans les ruelles de ce marché dense et paradis pour les amateurs de tissus, bijoux et motifs ethniques.

Non classé Vagabondages

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