24h à Algers: Rock The Casbah

Alors que ma première escale en Algérie m’avait conduite sur les dernières traces de l’Empire Romain d’Afrique du Nord à Tipaza, c’est dans le quartier emblématique de La Casbah qu’il m’a mené cette fois.

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Vue de la Baie d’Alger à partir d’une terrasse de la Casbah

Avec moins de 24 heures pour visiter, aucune perte de temps n’étais permise. A peine arrivée à l’hôtel, je contacte le chauffeur de taxi qui nous accompagne découvrir le célèbre quartier algérien. Coeur historique de la ville, il se situe sur une colline de 118 mètres de dénivelé, offrant une vue unique sur la baie d’Alger. Mélange d’architecture islamique traditionnelle et d’urbanisme arabo-berbère, il forme un labyrinthe de ruelles où se trouvent des maisons typiques comprenant généralement un large patio central avec une terrasse donnant sur la mer. De grands architectes comme Le Corbusier ont jugé son urbanisme unique. Son histoire n’est pas en reste, puisque fondée au 10ème siècle par les dynasties berbères, cette madina (= citadelle en arabe) fut également un port punique et romain, ce qui en fait un patrimoine matériel et immatériel précieux.

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Graffiti révolutionnaire
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Déambuler dans les ruelles de la Casbah est une expérience à la fois poétique et nostalgique retraçant l’histoire algérienne. Chaque élément architectural constitue une partie du puzzle identitaire algérien, comme la célèbre Mosquée Ketchaoua construite au 17ème siècle sous les Ottomans et reconvertie en cathédrale pendant la colonisation française, mais aussi ses anciennes fontaines et hammams, ou encore des palais administratifs berbères. Malgré un déclin sous la colonisation française , la Casbah occupera de nouveau le devant de la scène pendant la guerre d’indépendance d’Algérie en devenant le siège des indépendantistes du FLN.

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fullsizerender_4La Casbah demeure également le dernier bastion d’un savoir faire artisanal ancestral en voie de disparition comme celui des dinandiers, ces artisans qui travaillent le cuir et le laiton. Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1992, elle lutte malgré tout pour conserver son authenticité et voit son nombre d’artisans diminuer drastiquement chaque année, ces derniers n’ayant pas suffisamment de ressources pour subsister.

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Artisan de la Casbah
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Un des derniers dinandiers dans son atelier de la Casbah

Je vous conseille donc vivement de visiter  a Casbah si vous êtes de passage à Alger, et de contribuer ainsi à la renaissance d’une vieille vieille millénaire oubliée.

 

Non classé Vagabondages

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