24H à St Petersbourg

Découvrir Saint Petersbourg en 24 heures, mission quasi impossible dans cette ville si riche de trésors. Naguère centre intellectuel, politique et scientifique du pays, elle a été fondée au 18ème siècle par le Tsar Pierre le Grand qui voulait alors hisser la Russie au sein des grandes puissances européennes. Théâtre aussi d’événements historiques marquants pour le pays comme la révolution russe en 1917 et la victoire des bolchéviques, si la ville a perdu de sa superbe aujourd’hui, elle doit encore beaucoup à l’ambition démesurée de son ancien souverain. Son architecture unique:  un mélange de style baroque arrangé à l’italienne et ses nombreux canaux surplombant la rivière Moyka, lui donne des airs de Venise nordique. Voici une liste de quelques sites dont on peut profiter le temps d’une journée.

Cathédrale la Résurrection du Christ et Palais d’hiver.

Si vous résidez dans une location du centre de la ville, les deux sont possibles à pieds. Personnellement, j’y étais en Mars et les températures étaient encore affreusement glaciales donc j’ai préféré prendre un taxi, mais peut-être que mon petit organisme habitué au mercure du Golfe n’a juste plus de tolérance au froid. Si vous êtes  plus « coldproof » que moi, vous pouvez toujours essayer de marcher du Palais d’Hiver à la Cathédrale.

La Cathédrale de la Résurrection du Christ, aussi appelée Cathédrale Saint-Sauveur sur le sang versé, est une des principales églises orthodoxes russes de la ville. Construite en 1883, elle a été érigée en mémoire d’Alexandre III , empereur assassiné au même endroit le 13 mars 1881. Aujourd’hui, son architecture est admirée de tous les touristes internationaux pour son allure médiévale typiquement russe et sa location sur le bord du canal Griboïedov, ce qui lui donne un caractère particulièrement romantique et gothique à la fois (surtout l’hiver).

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Cathédrale Saint-Sauveur sur le sang versé

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Visite du Palais d’Hiver et du Musée de l’Ermitage

Construit entre 1754 et 1762 à la demande de la petite fille de Pierre le Grand, Catherine II, le palais d’Hiver fut autrefois la résidence des Tsars de l’Empire Russe. De nos jours, il comprend le palais, le musée de l’Ermitage ainsi qu’un théâtre. Pour ma part, je n’ai eu le temps d’explorer « que » le musée de l’Ermitage, mais ce fut un vrai régal pour les yeux. Premier musée de Russie, il possède la plus grande collection de peinture au monde, si bien que son accrochage serré a même été baptisé « accrochage saint Petersbourgeois ».  Avec plus de 2 700000 oeuvres d’art, il comporte la plus grande collection d’oeuvres impressionnistes dans le monde. Parmi les œuvres exposées, figurent des peintures de maîtres hollandais et français comme Rembrandt, Rubens, Matisse, Gauguin.

Musée de l’Hermitage

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Palaos d’hiver

IMG_5809IMG_5812IMG_5813IMG_5846IMG_5871Mes recommandations sont limitées mais il ne vous restera pas beaucoup d’options en 24h à Saint Petersbourg et je pense que ces deux lieux sont immanquables pour une première fois dans la ville de Pierre le Grand.

24 heures à Chennai

Chennai est la 4ème plus grande ville de l’Inde et capitale du Tamil Nadu, un état du sud du pays. Reconnue pour son mélange entre modernité et valeurs traditionnelles , elle est surtout réputée pour sa cuisine unique et épicée, considérée comme l’une des meilleurs au monde. Si vous vous trouvez en voyage d’affaire ou en visite express à Chennai , voici des choses à découvrir le temps d’une escale. Pour cela, la seule chose dont vous avez besoin est de négocier le prix avec un chauffeur de taxi afin d’optimiser votre temps au maximum . Au menu: visite d’église, ballade à la plage et méditation au temple…

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Basilique Saint Thomas

Erigée au 16ème siècle par des explorateurs portugais, elle fut ensuite reconstruite en 1893 par les colons britanniques, cette fois sous la forme d’une église tout en conservant son statut de basilique. Elle est l’une des trois seules cathédrales au monde à être construite sur la tombe d’un des apôtres de Jésus, après celle de Saint Pierre au Vatican et Saint Jacques de Compostelle en Espagne.

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Marina beach, la plus longue plage du monde

Cette unique plage de la ville est l’une des plus longues d’Inde mais aussi du monde, s’étalant sur une distance de 6,5 kilomètres. Autrefois reconnue pour la richesse de son  écosystème, elle n’est plus aujourd’hui qu’un vaste banc de sable recouvert de détritus et sacs plastiques, venant ruiner le paysage. Mais malgré la pollution ambiante, il y règne une atmosphère particulièrement pittoresque et mystérieuse, accentuée par la présence de carrousels fantômes délaissés sur le sable et de corbeaux rôdant sur le littoral.

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Temple Kapaleeshwarar 

Ce vieux temple construit au 7ème siècle est dédié au dieu Shiva.  Avant tout de chose, je vais reprendre quelques basiques afin de vous aider à mieux saisir la culture hindou. Contrairement à la religion judéo-chrétienne ou même l’Islam, l’hindouisme ne vénère pas un mais une multitude de dieux puisqu’elle intègre des philosophies issues de différentes scriptures dont les Védas, Upanishads et Bhagavad Gita (pour ne citer qu’elles). De plus, croyant au principe de vies passées et de réincarnation, chacun des dieux possède lui aussi une variation d’avatars appartenant à d’autres vies . Il existe cependant une trinité hindou autour de laquelle toute la communauté se rejoint: Brahma ( dieu ultime créateur de l’univers ), Krishna (dieu qui maintient l’univers) et Shiva (le destructeur). Selon les Puranas (textes sacrés hindous), lors de la rencontre entre Brahma et Shiva au sommet du Mont Kailash, ce dernier a échoué à montrer son respect à Shiva. En signe de repentance, Brahma est donc descendu au site de Chennai et a installé un lingam ( statue de forme phallique représentant Shiva de manière non formelle, je parlerai de cela dans d’autres articles) à l’emplacement actuel du temple Kapaleeshwarar. Aujourd’hui ce temple est donc dédié au dieu Shiva (dieu du yoga) et possède une jolie tour ornée de déités multicolore (on l’appelle gopuram en hindi), à l’image de a plupart des temples hindous. Les prêtres y performent les rituels sacrés (pooja) chaque jour.

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Si le temps vous manque, vous pouvez toujours suivre ce parcours simple et rapide qui vous donnera un avant-goût de la pluralité des influences de Madras.

Téhéran calling: 4 jours dans la capitale iranienne

img_1750Un après notre première rencontre, l’heure de la réunification a sonné. J’ai donc pris un billet et suis partie pour Téhéran pendant mes jours off. L’occasion de revoir ma famille d’adoption et de reconnecter avec ce pays qui m’avait tant charmé la première fois.

Si le manque de temps ne m’a pas permis de repartir sur les traces d’Esfahan ou de Yazd, j’ai néanmoins pu découvrir quelques monuments iconiques que je n’avais pas eu le temps de voir lors de mon dernier passage. Au programme de deux jours, voyage nostalgique au sein du palais Niavaran , shopping au Bazaar Tajrish, ballade dans l’ancien village de Darband , visite des musées et Park Laleh.

Téhéran comprenant une très grande superficie, j’ai donc décidé de me concentrer uniquement sur le nord de la ville pour ma première journée avec la visite du palais de Niavaran. La dernière fois, je m’étais rendue dans le célèbre palais du Golestan, ancien palais Safavide puis Qajar, finalement reconverti en bâtiment pour les événements officiels sous la dynastie Pahlavi(Les célèbres images montrant le couronnement du shah se déroule dans ce palais). Niavaran est un palais un peu moins iconique, et beaucoup moins entretenu (il ne possède pas les mêmes ornementations murales florales en céramique) mais néanmoins très intéressant et touchant. Situé dans un grand jardin du nord de Téhéran, le complexe comprend plusieurs palais (celui de Nasseredine Qajar et de Mohammad  Reza Shah) et le pavillon aujourd’hui musée de Ahmad Shah. Le bâtiment le plus intéressant est celui de la famille Pahlavi. Outre la richesse de son ameublement (pour la plupart venus de France évidemment 😉 et de sa décoration (une profusion de tapis persans minutieusement tissés à la main, ce lieu a su conserver un charme authentique lui donnant des airs mélancoliques. Les chambres des enfants sont intactes (même si selon notre guide certains officiels du gouvernement se seraient servis de temps à autre) et on peut toujours y trouver les jouets des enfants de Reza Shah.

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Petit musée du Palais Niavaran

Après cette escale culturelle, nous prenons un taxi direction Darband, un quartier de la ville situé près de Tajrish qui fut autrefois un village à part entière. Niché au pied de la chaîne de montagne des Alborz, il est le point de départ d’une randonnée qui mène au mont Tochal. Ce petit chemin est très populaire car il comprend une série de petits bars, restaurants et salon de thé installés dans la roche. Enfin, mon péché mignon pour finir cetté journée, shopping au Bazaar Tajrish où l’on trouve tout ce qu’il est possible d’imaginer; pashmina et autres voiles, épices exotiques, grenades, en passant par la suite Adobe a prix imbattable.

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Marché Tajrish un jour de semaine
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Petites échoppes à Darband
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Les commerçants de Darband

Ma deuxième journée fut consacrée à la visite du musée national d’Iran dans la matinée, une déception quand on connaît la richesse culturelle de l’Iran, berceau d’une civilisation millénaire mais qui a malheureusement vendu ses propres trésors au profit de musées étrangers. Aujourd’hui, le musée ne renferme plus que quelques vestiges archéologiques  sans grand intérêt pour la plupart. Pour le déjeuner, cap sur le park Laleh où j’aime me délecter  de ces soupes iraniennes vraiment bon marché et faire un peu de shopping dans le bazaar du parc. Enfin, un coucher du soleil sur la place Azadi, afin d’admirer les angles de sa tour de la liberté,  un édifice de 45 mètres  mélange d’architecture islamique et Sassadine entièrement recouvert de marbre et construite sous le shah Reza en 1971 à l’occasion des 2500 ans de l’Empire Perse.

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Déambulation dans les allées du Parc Laleh
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Pause café
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Coucher du soleil sur la Tour Azadeh

 

 

Oman: Muscat et ses environs

fullsizerender-18Classé parmi les 10 destinations à visiter en 2017, Oman reste encore un territoire peu exploré des touristes à l’exception des nombreux expatriés vivant aux Emirats, appréciant cette escapade naturelle de proximité qui les changent de l’agitation superficielle de Dubai ou Abu Dhabi. Si  son vaste territoire sera difficile à découvrir intégralement en deux jours seulement. Il est cependant possible d’en avoir un bref aperçu le temps d’un week-end entre Muscat et sa région.

Shopping au souk de Muttrah et promenade sur la Corniche

Muscat est un bon port d’arrivée à Oman. Son calme et sa chaleur humaine vous plongeront directement dans l’ambiance de ce pays accueillant et généreux. Plusieurs choses  à ne pas manquer: la Grande Mosquée du Sultan Qabus, l’Opéra National et surtout le Souk Muttrah situé près de la corniche. Ce lieu est l’incarnation du caractère Omanais, un endroit à la fois traditionnel et moderne où locaux et touristes se mêlent librement. Vous pourrez y trouver de jolis pièces d’artisanat, de l’encens et surtout différents modèles de kummas; ces jolis bonnets de coton brodés colorés portés par les Omanais.

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Randonnée et baignade dans les Wadis

Impossible de visiter Oman sans aller à la découverte de ses wadis (= vallée, rivière) aux eaux translucides. Prenez donc la direction de Wadi Shab sur la route de Sur. Après deux heures de voiture de Muscat environ, il vous est possible de prendre petite barque qui vous conduira au début d’un sentier rocailleux . Le trajet d’environ une heure peut sembler long et sinueux, surtout si comme moi, vous ne vous êtes pas munies des bonnes chaussures. Les gros cailloux aves les tongs , ce n’est pas l’idéal. Mais le jeu en vaut la chandelle et les sources d’eaux fraîches translucides à l’arrivée feront très vite oublier à vos petits pieds endoloris le calvaire subi. Un petit conseil, transportez le minimum vital avec vous et surtout des affaires étanches car après avoir sautillé sur les roches pendant 45 minutes, il vous faudra encore nager dans 2-3 petits bassins avant d’atteindre les chutes d’eau. Donc mieux vaut laisser à la maison votre Canon dernier cri ou le chemisier en soie de belle maman.

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Entrée du Wadi el Shab

Observer les tortues vertes à Sur

Enfin, après cette dur journée baignade en eaux claires , cap sur Sur. Cette paisible ville portuaire est réputée pour la construction de dhow , des voiliers arabes traditionnels typiques que l’on croise généralement dans la région de la Mer Rouge. Mais elle abrite surtout des milliers de tortues  vertes qui viennent y pondre leur progéniture chaque année sur le littoral de la réserve naturelle de Ras el Jinz. En effet, ces paresseuses migrent massivement (plus de 30000 chaque année) entre juin et septembre, du golf arabe vers les rivages du Sultanat. On peut y trouver de 5 à 7 espèces de tortue même si la verte reste la plus répandue.

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Vue du Port de Sur

24h à Kampala

24h à Kampala, Ouganda. Arrivée à 4 heures de l’après-midi,  le coucher du soleil déjà bien amorcé, la course contre la montre était engagée pour réussir à profiter de la ville. Grâce aux services de la compagnie Walter’s Boda Boda, le miracle fut possible grâce à un tour des bâtiments les plus iconiques de la capitale, comme le parlement, la mosquée Gadaffi ou encore la résidence présidentielle, en deux heures seulement. Comment? C’est simple, en moto. Pour les peu téméraires, rassurez-vous, les conducteurs ne roulent à pas plus de 40 kms/h et des casques sont fournis. Pour les amateurs de sensations forte, désolé mais il faudra repasser. Rythme africain oblige, on prend son temps.

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Apollo mon conducteur

La ville aux collines

Un peu comme Rome, Kampala est une ville bâtie sur  plusieurs collines. Avant l’arrivée des britanniques, le roi du Bouganda (nom du pays à l’époque) avait même choisi cette région comme son terrain de chasse préféré, car elle abritait de nombreuses variétés d’antilopes et d’impalas.

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Vue de Kampala du haut du Minaret de la Mosquée Gaddafi

Quand les anglais arrivèrent, ils nommèrent donc naturellement la région collines d’Impala ce qui en bougandais donnait quelque-chose comme kasozi ka mpala. C’est ainsi que le mot Kampala est né. Aujourd’hui, le nom désigne non seulement la colline mais aussi l’ensemble de la ville, parmi les autres collines figurent Mengo (où réside la cour du Roi) , Kasubi ( on peut y trouver les tombeaux des rois du Bouganda) , Rubaga (mission catholique) et Namirembé (église anglicane ).

Voici une petite idée du parcours que vous pourrez faire, mais les organisateurs sont très flexibles et peuvent s’adapter à votre emploi du temps et à vos préférences. Il vous suffit de les contacter sur whatsapp pour vous arranger avec eux:

La mosquée Gaddafi

Financée par le célèbre ex-dictateur, ses travaux furent terminés en 2006 et elle offre aujourd’hui un des plus beaux panoramas sur la ville, du haut de son minaret. Son intérieur raffiné comprend un grand dôme central ainsi que de nombreuses voûtes,   une décoration riche constituée de chandeliers d’Egypte,  tapis d’Iran et vitraux aux motifs orientaux.

 

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Ballade en canoe sur le plus grand lac d’Afrique

S’il vous reste un peu de temps, octroyez-vous une petite promenade sur le lac Victoria et contemplez l’immensité du plus grand lac d’Afrique. Pour la petite histoire, ce dernier doit son nom à l’explorateur britannique Speke qui fut le premier européen à l’atteindre en 1858.

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Enfin, votre séjour ne sera pas achevé si vous ne goûtez pas à la cuisine ougandaise. Personnellement je n’ai pas eu le temps de prendre de photos, mon estomac fut plus rapide, mais je vous recommande le pocho et matooké: un plat à base de semoule de  servi avec des bananes plantains écrasées.

24h à Durban: voyage en eaux troubles

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Cette ville sud-africaine de la province du Kwazulu- Natal, située sur le littoral de l’Océan Indien, promet  eaux chaudes et … dents de la mer, à une heure de voiture seulement, Avant d’atterrir mon plan était donc déjà bien orchestré. Réveil aux aurores (5h du matin quand même) dès le lendemain , direction Rocky Bay, pour vivre l’expérience grand bleu en chair et en os.

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Après la plongée

Je parle bien évidemment de la plongée avec les requins. C’est avec la compagnie Shark Diving KZN que j’ai eu la chance de vivre cette expérience inoubliable, mais il existe sûrement d’autres organismes qui vous donneront votre chance de nager avec nos amies aux dents longues. Deux options sont possibles:

Le cage diving qui consiste à observer les requins à l »intérieur d’une cage métallique attachée au bateau. L’avantage de cette solution est qu’elle s’adresse à tout le monde, même ceux qui ne savent pas nager. Un instructeur vous briefe 5 minutes avant de plonger et c’est parti: muni d’un masque et tuba vous faites des allers retours dans l’eau pour observer les requins nager autour de la cage.Inutile de préciser que cette cage a été conçue par des ingénieurs certifiés. Donc pas de panique, si un requin vous attaque, les barreaux sont assez solides pour vous protéger 😉

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Pour les téméraires qui ne craignent pas de sortir de la cage, il est aussi possible de faire du snorkelling. J’ai évidemment opté pour la deuxième option, souhaitant pousser l’aventure à l’extrême. Le seul pré-requis pour nager en dehors de la cage est d’avoir une petite expérience de snorkelling, mais honnêtement pas besoin d’être  la petite Sirène pour savoir respirer avec un masque et un tuba. Deux instructeurs sont à vos côtés pour vous expliquer comment réagir dans l’eau et vous accompagner durant toute la session . L’un d’eux prendra même de jolis clichés de vous, entouré par les requins et leurs bébés, si vous souhaitez immortaliser l’expérience sur votre compte Instagram.

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24h à Algers: Rock The Casbah

Alors que ma première escale en Algérie m’avait conduite sur les dernières traces de l’Empire Romain d’Afrique du Nord à Tipaza, c’est dans le quartier emblématique de La Casbah qu’il m’a mené cette fois.

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Vue de la Baie d’Alger à partir d’une terrasse de la Casbah

Avec moins de 24 heures pour visiter, aucune perte de temps n’étais permise. A peine arrivée à l’hôtel, je contacte le chauffeur de taxi qui nous accompagne découvrir le célèbre quartier algérien. Coeur historique de la ville, il se situe sur une colline de 118 mètres de dénivelé, offrant une vue unique sur la baie d’Alger. Mélange d’architecture islamique traditionnelle et d’urbanisme arabo-berbère, il forme un labyrinthe de ruelles où se trouvent des maisons typiques comprenant généralement un large patio central avec une terrasse donnant sur la mer. De grands architectes comme Le Corbusier ont jugé son urbanisme unique. Son histoire n’est pas en reste, puisque fondée au 10ème siècle par les dynasties berbères, cette madina (= citadelle en arabe) fut également un port punique et romain, ce qui en fait un patrimoine matériel et immatériel précieux.

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Graffiti révolutionnaire

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Déambuler dans les ruelles de la Casbah est une expérience à la fois poétique et nostalgique retraçant l’histoire algérienne. Chaque élément architectural constitue une partie du puzzle identitaire algérien, comme la célèbre Mosquée Ketchaoua construite au 17ème siècle sous les Ottomans et reconvertie en cathédrale pendant la colonisation française, mais aussi ses anciennes fontaines et hammams, ou encore des palais administratifs berbères. Malgré un déclin sous la colonisation française , la Casbah occupera de nouveau le devant de la scène pendant la guerre d’indépendance d’Algérie en devenant le siège des indépendantistes du FLN.

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fullsizerender_4La Casbah demeure également le dernier bastion d’un savoir faire artisanal ancestral en voie de disparition comme celui des dinandiers, ces artisans qui travaillent le cuir et le laiton. Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1992, elle lutte malgré tout pour conserver son authenticité et voit son nombre d’artisans diminuer drastiquement chaque année, ces derniers n’ayant pas suffisamment de ressources pour subsister.

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Artisan de la Casbah
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Un des derniers dinandiers dans son atelier de la Casbah

Je vous conseille donc vivement de visiter  a Casbah si vous êtes de passage à Alger, et de contribuer ainsi à la renaissance d’une vieille vieille millénaire oubliée.

 

24H à Dakar: La magie du lac rose

img_1162Pour mes 29 ans, le hasard (du travail) m’a envoyée au Sénégal. Un peu original pour passer son anniversaire, surtout lorsque celui-ci tombe le soir du réveillon. Si passer les fêtes en Afrique n’est pas la meilleure des immersions dans la féérie de Noel, elle m’a néanmoins permis de découvrir la magie du lac rose . Ce lac inscrit sur le la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO tiendrait sa pigmentation si particulière du magnésium contenu dans son eau et de la présence d’une bactérie. Aussi appelé Lac Retba, il est célèbre pour avoir été pendant des années la ligne d’arrivée du rallye Paris-Dakar. Ce qu’on sait un peu moins, c »est que ce lac est aussi le point dé départ d’une initiative de développement communautaire unique en Afrique.

Les extracteurs de sel du Lac Retba

En plus de sa couleur rose si particulière, le lac possède une densité de sel plus forte que celle de la mer morte (380 grammes/litre vs 340g/l). Une particularité mais aussi opportunité économique unique, que les locaux ont commencé à exploiter depuis les années 70. Les difficultés financières sévissant sur le pays sans réponse satisfaisante des autorités publiques, des sénégalais se sont donc organisés de manière autonome afin d’extraire le sel et en tirer des bénéfices pour augmenter leurs revenus. Aujourd’hui, cette communauté s’élève à 5000 personnes; une population mixte bien souvent issue de milieux ruraux du Sénégal mais aussi de Guinée et du Mali. Mais si l’extraction de sel du lac rose s’avère rentable pour ceux qui s’y intéressent, elle reste une expérience de court terme et n’est pas sans risques. Le sel de la mer morte cause de terrible problèmes de sècheresse à long terme.

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Une organisation autonome

Cette organisation autonome est nettement compartimentée entre hommes et femmes. La position d’extracteur est réservé aux hommes, et les femmes, quant à elles, sont chargées de décharger les lourds paniers de sel du bateau. Les jeunes filles ne sont pas en reste,  et vendent des bijoux et autres produits d’artisanat sur le rivage aux touristes de passage. D’autres hommes appelés « Kola-Kola » mettent en sac le sel devenu blanc ou gris après iodation.

En 1994, un comité de management a même été créé afin d’organiser l’exploitation et la commercialisation du sel. Son rôle est d’améliorer et de réguler l’activité par l’intermédiaire d’actions collectives. Chaque membre élu provient des villages environnants et représente ses propres intérêts, quelques associations locales participent également. Ils se réunissent chaque trois mois afin de prendre des décisions importantes.

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48H en Guinée: Les îles de Loos

img_1223Pour mon anniversaire, ma compagnie aérienne m’a fait atterrir en Guinée:  deux jours à Conakry, une ville complètement inconnue . J’ai profité de cette escapade furtive pour visiter une des îles de Loos; un archipel situé à 7 kilomètres de la capitale guinéenne. Premièrement découvertes par les explorateurs portugais, ces îles sont rapidement devenues des comptoirs majeurs du commerce des esclaves, à l’image d’autres villes africaines occidentales. Aujourd’hui, de cette période sombre de l’île, heureusement révolue, ne reste plus que des palmiers ancestraux et ses plages de sable fin. Bred, tous les éléments pour se relaxer le temps d’une journée à la plage, tout en dégustant du poisson frais et des alokos (bananes plantain fris).

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48 heures à l’île Maurice

Deux jours à Maurice ne suffisent pas à capturer toute la richesse de l’île, mais suffise à capter la richesse naturelle et culturelle de cette île aux milles visages. En effet l’île Maurice possède une impressionnante variété de paysages entre plages de sable blanc, faune sous-marine, mais aussi roches noires et cratères endormis due à son origine volcanique. Côté population, une fois encore ses habitants constituent un vrai melting: 70% de la population est d’origine indienne (la majorité), mais il y a aussi des malgache/créole, chinois et « blancs » de Maurice. Un patchwork de couleurs et de culture qui la rendent unique.

Snorkelling à Blue Bay

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Le snorkelling est une activité prisée à Maurice puisqu’à seulement 5-6 mètres de profondeur, il est possible d’y trouver une multitude d’espèces de poissons: du coloré comme le poisson clown,   au poisson perroquet  mais aussi des raies si vous êtes chanceux.

Champs de rhum, pont naturel et bouchon

Un itinéraire de seulement trois heures à vélo permet de bien explorer le sud-est de l’île. Vous traverserez les champs de rhum et passerez par la forêt des palmiers royaux, le pont naturel, avant de se terminer au bouchon (un bord de mer paisible)

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La forêt des palmiers royaux est une forêt tropicale comportant des arbres centenaires, comme des palmiers très hauts et des  banians ( Arbre originaire du continent Indien très répandu en Afrique et voisin du figuier qui peut couvrir plusieurs hectares et posséder  plusieurs troncs.).

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Le pont naturel est une passerelle faite de roche volcanique surplombant l’Océan Indien. Idéal pour admirer le coucher du soleil et voir les vagues frapper les rochers.

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Enfin, la fin de la ballade s’achève par un passage au bouchon, ce joli et paisible bord de mer très prisé des pêcheurs est un vrai havre de paix pour ceux qui souhaitent s’extraire du monde le temps d’une journée.

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